Ainsi soient nos vies

 Ainsi soient nos vies
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...Je m'évapore...

Je n'ai pas su tenir ce que j'avais à portée de main. Encore moins su retenir le bonheur qui me le rendait si bien. J'en suis restée complètement déboussolée.


La première moitié de l'année va bientôt s'écouler. S'effacer pour laisser place à la suite. L'avenir dit-on. Ce qu'on peut comparer à un endroit. C'est si trouble, le même endroit où je me demanderai inlassablement d'où je viens, et où j'irai. Pour qui ? Pour quoi ? Qui aura raison de moi ? Eux, ou mon instabilité ? Oh, cette première moitié d'année m'a offert tout ce à quoi j'avais arrêté de penser. Une page qu'on tourne, parce qu'elle était trop remplie, trop mouillée de mes sanglots mal séchés. Et on en commence une autre, en espérant. En espérant qu'elle soit tout aussi remplie, mais différemment.

Je n'ai toujours pas trouvé de mots pour qualifier ce qu'on a vécu ces derniers temps. Car même si l'écrit commence quand la parole s'arrête, je n'ai pas trouvé ce qui peut continuer l'écrit, quand même celui-ci atteint sa limite. Un regard ? Et s'ils étaient trop loin pour le voir ? Peu importe, je trouverai. Parce que si j'ai envie de le dire, je le dirai.

Les jours de peine, je me dis que ça ira mieux demain. Parce que même si ce n'est pas vrai, c'est une nécessité. Ainsi va la vie, quoi qu'on en dise. Je prie pour eux, que le destin les prenne en main et leur apporte tout ce que je ne peux pas donner.


Aura-t-on besoin de moi quelque part ?
...Dis, je m'égare...

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# Posté le dimanche 21 juin 2009 09:38
Modifié le dimanche 21 juin 2009 13:05

Rire pour ne pas souffrir

Rire pour ne pas souffrir

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Ce matin j'ouvre les yeux sur ma nouvelle vie, j'ouvre les yeux sur celle que je partage avec six milliards d'autres personnes. J'avais pas prévu de changer de point de vue sur ce qu'on nous a donné. Plus de dettes que de bénéfices ? Tout n'est que question de fric, et pour ceux qui n'en ont pas tant pis ! On les laisse de côté. Ils finiront bien par crever, et pour nous c'est tellement plus simple de les oublier.

Fallait pas nous faire croire que tout serait facile, qu'on aurait du pognon et tout c'qu'on imagine. Fallait arrêter plus tôt de poétiser la vie, parce que c'est même plus noir que gris. On n'est même pas à la place du Roi, on fait parti des bouffons. On pourrait partager, mais on en a déjà pas assez pour soi. Bienvenue dans un monde où on n'a plus le choix. Si on ne conserve pas ses biens, on ne devient rien. On peut juste encore s'aimer, mais là-bas, tout en haut, ça leur parait déjà trop compliqué. J'dois être trop jeune pour parler du monde, j'ai pas d'expérience, j'ai juste le droit de constater que la Terre est ronde. Alors qu'est-ce qu'on peut faire de plus ? Se marrer. Se marrer pour oublier, quitter un instant nos pensées et s'esclaffer. Un fou-rire, où on se sent inébranlable quand on peut plus respirer.

A côté de ça, j'voudrais recréer un monde pour ceux que j'aime, recréer la mer, construire un royaume, rajouter des degrés et arrêter la fonte des glaciers. Faute d'être humaine, je n'peux que vous aimer. C'est pas grand chose, et j'essaye tant bien que mal de m'en contenter. Et plus j'avance, plus je me dis que finalement, la vie, ils ont raison de la poétiser. Maintenant, c'est à nous d'essayer...


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# Posté le mercredi 24 septembre 2008 15:51
Modifié le lundi 22 juin 2009 08:38